Tu le sais peut être déjà mais le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) a changé de nom pour devenir le SMOP (syndrome métabolique ovarien polyendocrinien).
Ce changement de nom peut paraître anodin mais en vérité pas du tout. C’est un pas ENORME pour la prise en charge des femmes qui souffrent de ce trouble hormonal. Car auparavant, avec le nom SOPK, on pouvait facilement penser que le déséquilibre venait uniquement des ovaires et de la formation de kystes dans ces derniers. Ce qui est trompeur, car ce que tu vois sur ton échographie ne sont en vérité pas des kystes mais des follicules qui n’ont pas finalisés leur maturation. Le SMOP nous permet de mettre en avant que c’est trouble hormonal et métabolique. Il doit donc y avoir une prise en charge global à tous les niveaux.
Voici un petit rappel sur le fonctionnement du cycle chez la femme pour que tu comprennes un peu mieux ce qui se passe chaque mois dans ton corps :
1) Première phase de ton cycle : les règles
2) Deuxième phase de ton cycle : la phase folliculaire -> c’est la FSH qui booste les follicules pour favoriser leur croissance. C’est à ce moment là que les oestrogènes sont produits par les follicules en croissance.
3) Troisième phase de ton cycle : l’ovulation > c’est le pic de LH (hormone lutéinisante) qui permet de déclencher l’ovulation.
4) Quatrième phase de ton cycle : la phase lutéale. Production de la progestérone par le corps jaune.
Un ovocyte c’est quoi ? C’est la cellule reproductrice féminine immature produite par l’ovaire. Un ovocyte est expulsé chaque mois par l’un des deux ovaires. Il est recueilli par la trompe et devient un ovule.
Un ovule c’est quoi ? C’est la cellule reproductrice féminine mature pour être fécondé.
Au début d’un cycle, des ovocytes se préparent à être expulsé et son contenu dans des follicules.
Un follicule c’est quoi ? C’est un petit sac qui contient un ovule qui n’est pas encore assez mature pour être fécondé par un spermatozoïde. Pendant les 14 premières jours la taille des follicules vont grossir et l’un d’eux va devenir plus imposant que les autres. C’est lui qui va libérer son ovocyte le 14ème jour.
C’est l’ovulation qui va déterminer la qualité de ton cycle. Un follicule met 90 jours à maturer, donc ce que tu mets en place dans ton hygiène de vie aujourd’hui pour améliorer ton cycle aura un impact dans 3 mois
Après l’ovulation, ce qui reste du follicule dans l’ovaire se transforme en corps jaune. Il se maintient pendant les 14 derniers jours puis dégénère. Les règles arrivent. Un nouveau cycle recommence.
Les ovaires fabriquent deux hormones au cours du cycle : les oestrogènes et la progestérone. La progestérone est produite par le corps jaune, donc tu dois avoir ovulé pour avoir une bonne production de progestérone.
Dans le cadre d’un SMOP/SOPK, on va souvent retrouvé une LH trop haute par rapport à la FSH, ce qui va bloqué l’ovulation. Il n’y plus de pic de LH permettant de libérer l’ovule.
Pour diagnostiquer un SOPK, il faut cocher au moins 2 critères sur 3 :
1) Avoir une hyperandrogénie clinique, relative ou réelle (acné, hirsutisme, perte de cheveux, alopécie)
2) Des troubles de l’ovulation = une ovulation absente ou de mauvaise qualité (absence de règles, cycles irréguliers > 35 jours, cycles longs)
3) Présence de multiples follicules immatures à l’échographie qui montrent qu’il y a de multiples tentatives d’ovulation
Attention, il existe également des femmes qui ont des cycles réguliers, qui ovulent mais qui ont tout de même un SOPK. Elles doivent également être prise en charge et au sérieux car des risques métaboliques, hormonales et nerveux sont tout aussi présents. On peut également avoir de multiples follicules à l’imagerie mais pas de SMOP avec un simple problème d’ovulation.
Les symptômes du SMOP sont nombreux et varient selon les femmes. On retrouve des problématiques de fertilité, une prise de poids, des problèmes de peau, de la fatigue, des cycles longs, des manifestations métaboliques, des troubles de l’humeur…
Dans une prise en charge globale, il ne s’agira pas de venir uniquement « travailler sur les hormones » avec quelques plantes et compléments alimentaires. On va essayer de comprendre les dysfonctionnements profonds qui ont amené ton corps à développer un SMOP :
-> Il faudra prendre en charge l’inflammation (qui vient souvent des intestins avec des troubles digestifs). L’inflammation empêche le corps de bien gérer son sucre, induit une résistance à l’insuline, une hausse des androgènes (hormones mâles), du stress oxydatif…
-> Il faudra prendre en charge ton stress, ton système nerveux qui joue directement sur ton inflammation, sur ton système digestif
-> Il faudra prendre en charge ta gestion du sucre dans le corps en optimisant les mitochondries et en corrigeant les carences micronutritionnelles
-> Il faudra optimiser ton alimentation pour que cette dernière correspondent à tes besoins et soutiennent ton corps au mieux
-> Il faudra soutenir ton foie pour optimiser la detox des oestrogènes
-> Il faudra travailler sur ton équilibre oestro-progestatif ce qu’on ne peut pas faire si tu es sous pilule, car ta production hormonale naturelle est coupée
Enfin bref, tu vois bien que le travail peut être long, et doit vraiment être global pour que tu puisses avoir des résultats sur le long terme. C’est totalement possible de ne plus subir son SMOP au quotidien mais il faut se faire bien accompagné car le sujet est complexe.
Je précise bien que je peux tout de même t’accompagner si tu es sous pilule, nous ne pourrons cependant pas travailler sur tout 🙂
N’oublie pas une chose : chaque SMOP est différent. Attention aux conseils génériques que tu peux voir sur les réseaux qui peuvent parfois te perdre plus qu’autre chose.
Si tu as un SMOP et que tu souhaites te faire accompagner, n’hésite pas à réserver ton appel découverte, on verra ensemble comment je peux t’accompagner au mieux
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